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// STÉNOPÉ // Du scotch et de la dentelle !

« Si tu veux être célèbre, tu dois faire quelque chose plus mal que n'importe qui dans le monde entier !
Quelque chose de beau et parfait n'intéresse personne. »
Miroslav Tichý

Miroslav Tichý (1926-2011, République tchèque) fut reconnu très tardivement comme l'un des plus grands photographes du XXe siècle. C'est Harald Szeemann qui l'avait notamment révélé au sein du monde de l'art lors de la biennale de Séville en 2004, suivie par les expositions à la Kunsthaus de Zurich (2005) et au Centre Pompidou (2008).
Son œuvre, créée sous la Tchécoslovaquie communiste entre les années 1960 et 1980, tourne autour de la figure féminine, en marge complète de la création artistique occidentale.

Tichý utilise des appareils de fortune, bricolés par lui-même avec des objets divers, polissant les lentilles avec du dentifrice, qui captent de manière instinctive la réalité qui l'entoure et invente, comme chaque grand artiste peintre, photographe ou sculpteur, une autre réalité, personnelle et donc neuve, jamais entrevue.

La vision de Tichý est extraordinaire et érotisée, hors des normes, mal faite, c'est-à-dire radicalement à l'encontre de notre monde « parfait », préprogrammé. (Extrait lespressesdureel)

Miroslav Tichý admet l’accident, assume le défaut, reconnaît l’importance déterminante du hasard dans la définition de l’apparence du réel.

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La prise du pouvoir par les communistes en 1948 le conduit à revenir dans sa ville natale de Kyjov. Il délaisse la peinture et s'initie, au milieu des années cinquante, à la photographie, qu'il réinvente en construisant ses propres appareils à partir de matériaux qu’il récupère : tubes en carton, boîtes de conserve, verres optiques poncés avec du dentifrice et des cendres de cigarettes…

Pendant trente ans, dans l'isolement, il réalise quotidiennement des dizaines de clichés sous ou sur-exposées, ayant pour sujet principal et obsessionnel les femmes de Kyjov. Son comportement volontairement marginal lui vaut des difficultés avec les autorités. Il est interné en établissements psychiatriques à plusieurs reprises et finit par être expulsé de son atelier en 1972.

Pourtant les images captées par l’œil du photographe tchèque Miroslav Tichý il y a parfois un demi-siècle, advenues dans l’obscurité de ses appareils saugrenus aux objectifs de carton, montrent plus que les formes quotidiennes, intimes et publiques, de femmes anonymes. Chacune de ces prises de vue, rapprochée des autres, dessine un monde imprécis, une poétique brute dans laquelle l’œil s’égare. Nues, elles ont la grâce de l’instant suspendu, du fragment de réalité en équilibre, dont nos yeux patients attendent vainement la révélation de l’épreuve.

Les images tirées et agrandies par ses soins sont souvent ensuite retouchées, montées et encadrées sur des matériaux pauvres, journaux, cartons, et parfois ensuite abandonnées plusieurs années dans son atelier. Sous ou sur-exposées, rayées, floues, déchirées, tachées, elles révèlent néanmoins un artiste inclassable, marqué par de fortes influences picturales classiques mais dont la méthode s'apparente parfois à certaines pratiques amateur et de l'art «outsider». 

Son travail, découvert à la fin des années 90 est rapidement reconnu. Il sera notamment exposé au Kunsthaus de Zurich (2005) et le centre Pompidou à Paris lui a consacré une retrospective en 2008. (Extrait Christian Berst)

 

 

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